L’utilisation de plantes pour filtrer les eaux souterraines

Noccaea caerulescens (Tabouret des bois)_Crédit Konrad Lackerbeck et lien

La nature regorge de richesses étonnantes. Cependant, certains métaux lourds y sont relâchés et infiltrent les sols et les cours d’eau, ce qui entraîne une contamination sans égal de nos ressources. La scientifique Claude Grison, directrice du laboratoire de chimie bio-inspirée et d’innovations écologiques (ChimEco) de l’Université de Montpellier en France, a fait une découverte fascinante. Les recherches de son laboratoire présentent des plantes qui seraient pour certaines si puissantes qu’elles nettoieraient les sols des polluants. Pourraient-elles faire de même avec la ressource eau?

Les plantes s’abreuvent des métaux et des polluants dangereux

Certaines espèces de végétaux se nourrissent des métaux lourds dont les sols sont chargés. Elles absorbent ces propriétés et libèrent la terre de ses polluants. L’équipe de Claude Grison a réalisé ce phénomène sur le terrain d’une ancienne mine en France dont le sol est contaminé à une concentration très élevée de zinc, de plomb et de cadmium selon l’article Environnement : Des plantes absorbent les métaux lourds dans les sols d’anciennes mines du magazine Ouest-France (1).

Non seulement la pousse de ce type de plante dans un tel environnement s’avère impressionnante, mais les capacités des végétaux à emmagasiner et à récupérer les composés chimiques sont d’autant plus utiles que remarquables. Deux espèces de plantes favoriseraient la décontamination des ressources. Il s’agit de la Noccaea caerulescens autrement nommée le tabouret des bois et l’anthyllide vulnéraire.

Tabouret des bois. Crédit: Konrad Lackerbeck
Anthyllide vulnéraire. Crédit: Nicolas Guay

Des résultats satisfaisants pour la culture et la production de masse

Les deux plantes en question absorbent le zinc et le cadmium. Toutefois, l’anthyllide vulnéraire récupère également le plomb.

L’exploitation de ces végétaux a non seulement permis de décontaminer les sols d’anciennes mines, mais aussi de cultiver sans pesticides en piégeant les herbicides des pousses d’ananas ou encore en produisant du miel sans composé polluant!

Une avancée prometteuse pour le traitement de l’eau

Imaginez maintenant que la plante qui permet de retirer les trois polluants soit utilisée afin de traiter une source d’eau contaminée. Cette technique rappellerait celle des jardins de pluie installés dans les grandes routes municipales. Un traitement de l’eau y est effectué à l’aide de la végétation. Toutefois, la décontamination d’eau déjà fortement polluée serait une avenue nouvelle et innovante qui permettrait de récupérer chaque élément des sols.

Il est donc possible de prévoir l’utilisation de ce végétal dans les stations d’eau souterraines. Une méthode qui permettrait le traitement de l’eau de façon naturelle et bénéfique pour l’environnement!

Il serait intéressant d’observer des technologies répondant à cette découverte scientifique ! Toutefois, l’aspect le plus emballant à observer demeure l’avènement de vastes jardins souterrains destinés à récupérer l’eau douce pour l’approvisionnement de la population.

Sources

(1) Environnement. Des plantes aspirent les métaux lourds dans d’anciennes mines. (2021, 4 janvier). Ouest France. Lien: https://www.ouest-france.fr/environnement/ecologie/environnement-des-plantes-aspirent-les-metaux-lourds-dans-d-anciennes-mines-7107055%C2%A0 

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